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Page en cours d’actualisation - mars 2012

 

Cahiers du Lise

 

S. Rouxel

La sociologie est un sport de combat

Vers une polysémie interprétative et une quête de reconnaissance publique d’une discipline.

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F. Sarfati

Travail, passion et genre

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M. Lallement

Les comparaisons internationales des temps de travail

Prétendre rendre compte du temps de travail d’un point de vue comparatif relève certainement de la gageure. A suivre en effet les préconisations méthodologiques des chercheurs du LEST (Maurice, 1989), il n’y a guère d’intérêt à comparer terme à terme un objet réputé similaire dans différents espaces nationaux. C’est pourtant une telle démarche qui est couramment utilisée par de nombreux instituts d’étude (tels ceux de l’OCDE ou de la Communauté européenne) mais aussi par les chercheurs qui, renonçant aux comparaisons limitées à quelques pays, tentent d’embrasser dans un même mouvement les multiples réalités du temps de travail à l’échelle internationale. A vrai dire, la stratégie comparative n’est pas sans ambivalence ni contradiction : elle oscille sans cesse, en effet, entre raison (n’est-ce pas là la démarche sociologique par excellence, comme l’ont soutenu aussi bien E. Durkheim que M. Weber ?) et trahison (risque d’occultation des idiosyncraties nationales, ignorance possible de la spécificité des découpages institutionnels propres à chaque pays…) (Lallement, 1999a). Le travail comparatif est d’autant plus risqué sur le plan méthodologique que l’on multiplie les espaces de référence. Lorsque le niveau d’observation s’élève ainsi, seule la comparaison d’indicateurs synthétiques (tels ceux qui concernent le temps de travail) devient possible.

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E. Dugué, B. Rist

Des femmes-relais aux médiatrices socio-culturelles. Des compétences reconnues, un métier en débat

Les femmes-relais, en assurant une fonction de médiation socio-culturelle entre les institutions et les familles d’origine étrangère, interviennent aux frontières des métiers institués du travail social. A partir de leur exemple, on étudie la question de la professionnalisation et donc celle du lien entre politiques publiques et reconnaissance des compétences dans le secteur social.

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J-F. Draperi

Coopération et régulation des marchés. La production du champagne

Cette contribution se penche sur la coopération participation des coopératives à la construction des marchés. Elle croise deux questionnements : l’un sur les relations entre les coopératives et les entreprises classiques, l’autre sur la construction des marchés. Ces questions sont abordées à partir de l’exemple du vin de champagne, qui est caractérisé par une production localisée d’un produit de qualité en situation d’oligopole.

La coopération est l’acte par lequel s’édifient les conventions et les règles socio-économiques fondant l’action collective. Loin de constituer des habitudes acquises, les conventions qui permettent la construction sociale et économique du marché sont négociées en permanence. La coopération prend du temps, nécessite de la part de ses acteurs un acte d’apprentissage mutuel, est fragile et en permanence remise en question.

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J. Bué, D. Roux-Rossi

Temps partiel et réduction collective du temps de travail : latitudes de choix

Communication présentée à la 8th Conference of the International symposium on working time. Amsterdam 14-16 mars 2001

L’objet de cette communication est de mettre en évidence l’application des accords de réduction du temps de travail en France et les articulations entre le traitement des salariés à temps complet et des salariés à temps partiel, qui seront analysés en terme de degré d’autonomie des salariés. Pour cerner l’impact de la réduction collective sur le temps partiel, et plus précisément son impact sur les salariés à temps partiel, il faut identifier la situation de cette population avant la mise en œuvre des accords. Parmi les dimensions de cette situation, il faut prendre en compte le mode d’accès à ce type d’emploi et tout particulièrement le fait que les individus ont été volontaires ou non pour adopter ce régime de travail. Un autre point structurant est la possibilité ou non, pour les salariés, de déterminer la durée et la répartition de leur temps de travail. Une fois examinée la possibilité dont disposaient les salariés à temps partiel de “ choisir ” leur statut, il va s’agir, d’examiner dans quelle mesure la mise en œuvre des accords d’ARTT favorise la possibilité, chez ces salariés, d’être les acteurs de leur temps de travail. Dans cette perspective, deux dimensions sont particulièrement structurantes de l’autonomie salariale, en matière de construction du temps de travail : d’une part, les modalités de détermination de la nouvelle durée du travail ; et d’autre part, les modalités de la répartition (sur l’année, le mois, la semaine ou le jour), de ce volume de temps de travail. L’idée d’aménagement renvoie plutôt au point de vue de l’entreprise, qui “ aménage ” le temps des salariés en fonction de ses besoins. Si l’on veut aborder la question du temps sans a priori, on doit considérer qu’une fois déterminé un certain volume de temps de travail, la marge de manoeuvre des intéressés va être de déterminer la manière dont il va être réparti.

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F. Berton

Carrières salariales et marchés professionnels

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Cécile Baron, Baptiste Brossard, Patrick Nivolle, Nicolas Schmidt (octobre 2008) Les Adultes relais, six ans après le lancement du dispositif (2000-2005)

Le programme « Adulte relais », destiné au secteur non marchand, démarre en 2000, avec l’objectif de développer la médiation sociale et culturelle pour « améliorer, dans les quartiers relevant de la politique de la ville, les rapports sociaux dans les espaces publics ou entre les habitants et les services publics ».

Les principales missions des adultes relais sont : accueillir, informer et accompagner les habitants dans leurs démarches avec les services publics ; accompagner et renforcer la fonction parentale ; développer les capacités d’initiative et de projet, etc. L’employeur signe une convention de trois ans, renouvelable une fois, avec l’État, qui lui verse 80 % du Smic. Les adultes relais doivent être âgés d’au moins 30 ans, résider dans une zone urbaine sensible, être sans emploi ou en contrat aidé. Fin 2006, on comptait 6 900 conventions signées sur l’ensemble du territoire français.

L’enquête du CEE a été réalisée auprès d’employeurs et de salariés de structures (associations, collèges, communes) ainsi que de responsables institutionnels chargés de la mise en œuvre et du suivi de la mesure. Elle met en évidence quatre manières de concevoir la médiation selon l’organisation des structures et les objectifs fixés à cette activité. Elle distingue également, du côté des employeurs, quatre usages de la mesure.

 

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